Découverte d’un fabricant de boutons au XVIIIe

Bernard,  adhérent de Fibule, à retrouvé dans sa région des informations rares sur un industriel spécialisé dans l’acier au milieu du XVIIIe.

A cette époque c’est l’Angleterre qui a le monopole de la fabrication de boutons en acier.

Les conditions économiques et matérielles sont plus favorables aux entrepreneurs outre Manche alors que les structures françaises découragent les artisans et les bonnes volontés.

Le bouton d’acier avec son éclat et ses formes nouvelles venait concurrencer la fabrication des boutons sur bois ou os souvent recouverts de tissus.

C’est à La Charité sur Loire que Michel Alcock établit sa manufacture en 1756.

500 ouvriers ont été employés avec un recrutement privilégiant la main d’œuvre anglaise déjà formée.

En 1764 il ouvre une nouvelle manufacture proche de Roanne au nom de ses deux fils avec plusieurs ateliers: fonderie, forge, découpage, tournage, estampage, sertissage, coupage des calottes et gravure.

la concurrence est forte et en 1772 les frères Alcock, Michel et Joseph, s’associent avec des négociants lyonnais. En 1777 ils obtiennent la fourniture des boutons du régiment royal mais la révolution va entraîner quelques difficultés pour l’entreprise. Il est en effet demandé d’ajouter sur les boutons « la nation » en dessous de « la loi et le roi » comme inscrit sur les boutons de cette époque. Mais les boutons sont déjà fabriqués d’après l’ancien modèle et la manufacture va perdre beaucoup d’argent dans cette modification.Michel meurt en 1785 et son père un peu plus tard, Joseph reste seul.

C’est la frappe de monnaie qui va relancer l’entreprise pour quelques années mais la fabrication des cloches et des objets en cuivre va être retirée à l’usine de Roanne pour être transférée à Montcenis.

La fabrique va continuer avec des boutons d’uniforme à la place des objets de fantaisie. joseph Alcock meurt à Roanne en 1793. une manufacture d’armes et de textile remplacera les ateliers du sieur Alcock.

 

La modification imposée par le décret de décembre 1790
(ces boutons-là ne proviennent pas forcément de la fabrique Alcock)

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